En quoi consiste la Conservation et la
Restauration d'œuvres d'art patrimonial ?

Elle consiste en premier lieu en un réflexe naturel de lutte contre le dépérissement et la destruction. Elle contribue de façon essentielle à l'affirmation de l'identité culturelle d'un pays ou d'une région.
En second lieu elle correspond à une prise de conscience concernant notre mémoire culturelle. Aujourd'hui on est en principe d'accord sur la nécessité de restaurer plutôt que de reconstruire ce qui a disparu.
Une bonne formule de restauration des monuments anciens et d'œuvres d'art en général consistera à les rendre utilisables et fonctionnels mais sans altérer leur esprit, leur architecture, leur identité. Techniquement :

Pour ce faire il est nécessaire de disposer d'un potentiel humain et de structures adaptées à ces besoins.



La restauration et son seuil d'acceptation

Avant restauration
Après restauration

Elle est conditionnée par des critères esthétiques, il s'y ajoute des critères historiques,
géographiques, ethniques, climatiques et de lisibilité. C'est pourquoi chaque cas est un cas
d'espèce, car il est difficile d'avoir une politique générale.
(Théâtre de Morlaix, Restauration du rideau de scène du XIXe siècle)






La conservation

Les techniques

Elle consiste strictement en des nettoyages, traitements, consolidations, polymérisations, refixages, et mises en valeur de l'œuvre. (Vierge de gloire du XVIe siècle, Plélo, Côte d'Armor)

Les techniques et mises en œuvres doivent être basées sur le respect de la substance ancienne et l'authenticité. (Caen, Église du vieux saint sauveur, Restauration des décors peints et des voûtains de la nef, clé de voûte XVIe siècle)






Etudes Graphiques

Lisibilité des restaurations

En général, elles sont constituées de dessins artistiques,
plans, élévations, états relevés, états projetés.
(Chapelle du Sacré Coeur, élévation état projeté, église saint Etienne de Beauvais)

La nécessité de pouvoir, tout en les harmonisant, distinguer de l'original les parties qui auront dû être remplacées et de ne tolérer des adjonctions que dans le respect de l'œuvre.
(Statue de saint François, XVIIe siècle, Pyrénées Orientales)






La reconstitution

Science et technique au secours du patrimoine

L'intervention

Relève de la marque de notre temps et doit être abordée avec énormément de circonspection.
(Raccord de moulure sur une corniche, Maître autel du XVIIe siècle, de l'église saint Martin, Palalda, Pyrénées Orientales)

Pour gommer les effets du vieillissement sur nos monuments, des techniques douces ont été mises au point : laser, micro-sablage, micro-abrasion, bio -minéralisation.
(Nettoyage au laser, Tombeau de Raymond de la Porte du XIVe siècle, cathédrale de Limoges)

Se doit de respecter les apports valables des époques successives,
il ne faut pas tomber dans la fallacieuse tentation de l'unité de style.
(Restauration du retable maître-autel, du XVII' siècle, remonté au XIXe siècle, Lantic, Côte d'Armor)






Altérations mécaniques

Certaines altérations fragilisent l'œuvre d'art de manière irrémédiable.
Si l'on n'intervient pas sur les parties atteintes, l'œuvre est perdue.
(Restauration d'un bas-relief du XVIIe siècle en marbre, Cathédrale de Bourges, Cher)

Bas-relief, vue avant intervention Collage des fragments et
nettoyage en cours
Etat final






La conservation préventive

Nous constatons depuis de nombreuses années la faiblesse des moyens, trop rarement le
service des monuments historiques a pu intervenir rapidement afin de se substituer aux
initiatives des bénévoles. Faute de compétences et d'informations, la prévention ne remplit
pas son rôle. (Restauration de la Vierge à l'Enfant du XVe siècle en kersanton,
Basilique du Folgoet, Finistère)

Vues avant intervention, manques structurels Etat final







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